À seulement 26 ans, Solène Mirliaz vient d'arriver première ex æquo de l'agrégation d'informatique française. Malgré sa réussite, la désormais enseignante est plutôt pessimiste sur l'évolution à venir…
Mais rapidement, Solène s'autonomise, elle obtient au collège un ordinateur personnel, qui fonctionne grâce au système d'exploitation Linux, plus adapté pour le codage. Dès lors, elle s'autoforme durant toute sa scolarité, allant même jusqu'à réaliser un jeu vidéo pour un concours ouvert aux lycéens.
Il y avait assez peu de gens qui étaient vraiment intéressés. Pourtant, j'avais deux amies qui ne pensaient pas du tout à faire carrière dans l'informatique, mais avec les projets qu'on a eus dans l'année, elles ont trouvé cela plaisant. C'était une ouverture, je pense.
» Un taux encore plus faible que la moyenne dans d'autres formations numériques, déjà peu glorieuse : les formations d'ingénieurs membres de la CGE avec une spécialité numérique n'étaientReste que les professeurs de l'ENS Rennes sont ravis d'avoir des femmes spécialisées en informatique et les accompagnent du mieux qu'ils peuvent, précise la jeune femme.
Je pense que des encouragements, même d'adultes masculins, comptent beaucoup. Montrer un visage bienveillant, ouvert… Je ne pense pas qu'il faille essayer de cacher le fait qu'il y ait beaucoup d'hommes dans ce domaineSi elle-même n'a pas pâti du manque de figures féminines informaticiennes, nombreuses mais peu présentes dans l'espace public, elle espère que les choses changeront à l'avenir.