Soupçonné par la justice de dérives sectaires, ce Franco béninois de 53 ans, sera jugé à partir de lundi et jusqu'au 10 octobre pour « abus de faiblesse » et « agression sexuelle »
Car pour mériter leur statut « d’élus » auprès de leur gourou, les adeptes d’Elysée Ade ont dû se conformer à desstrictes pour se défaire de leur « ego ». A commencer par des entraînements de kung-fu, chaque vendredi soir et dimanche matin au parc de la Villette à Paris . Des sessions gratuites, dispensées par le franco béninois pendant plusieurs heures, parfois même « jusqu’à l’épuisement ».
Les plus méritants d’entre eux assistaient également à des cours de philosophie, appelés « cours de sagesse » ou « cercle d’éveil », où l’homme diffusait un « prêt à penser ». Des leçons au cours desquelles il dénonçait diverses théories du complot, comme l’empoisonnement de l’air et de l’eau ou la fameuse thèse des « cheminal trails ».
La soumission continuait dans l’intimité. Selon les témoignages, Elysée Ade « faisait et défaisait » les couples à sa guise au sein du groupe, poussant ses membres à pratiquer l’échangisme ou les femmes à avoir des relations sexuelles entre elles. Ces dernières étaient « formées » pour devenir des « FOX » .
Pour Me Rodolphe Bosselut, avocat d’une partie des plaignants, le dossier présente tous les marqueurs d’une dérive sectaire : « Il y a un conditionnement de tous les participants au groupe, une sujétion psychologique qui passent par la rupture avec la famille, les parents, les comportements antérieurs. Les membres perdent tout libre arbitre, la vie de groupe est exclusive de toute autre vie, amicale, sociale ou professionnelle. Tout le monde est bunkérisé.